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Mon "Ardéchoise Vélo Marathon" par Eric Crey

28 juin 2017 - 09:41

Team ASPES Cyclosport

     

    

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Mon "Ardéchoise Vélo Marathon"

par Éric Crey

Samedi 17 juin 2017

 

 

Le profil de l'Ardéchoise Vélo Marathon

 

Mon "Ardéchoise Vélo Marathon" 

Une légère appréhension

C'est avec un brin d'émotion que je renouais avec l'Ardéchoise Vélo Marathon après 6 ans d'interruption, pendant lesquels le vélo est resté en berne. Malgré mes un peu plus de 5000 km au compteur, une légère appréhension existe sur la ligne de départ, car à la distance s'ajoute un dénivelé non négligeable.

"La Meute" au départ

Mode cyclo 

A 7h20, le starter libère le peloton des engagés pour l'AVM. Je sais pour ma part que je suis dans l'incapacité de jouer au coureur, aussi je sélectionne le mode cyclo rapidement après avoir toutefois, tenté de m'accrocher aux roues qui me précédaient et semblaient pouvoir m'emmener loin sans trop de fatigue... C'était sans compter le départ à froid et le rythme qui me fait défaut. 

 

Éric et son frère Jean-Paul

Encouragements amicaux

A l'approche des Nonières, le peloton lâché 10 mn après nous est à nos trousses et bien vite nous dépasse. L'occasion de recevoir les encouragements amicaux et chaleureux d'un Jean-Noël en grande forme - qui le confirmera par sa belle victoire dans sa catégorie et sa 8e place au scratch de la Volcanique.

Les kilomètres s'enchainent, les groupes se font et se défont. Il faut penser à boire et à s'alimenter sur les portions les plus propices.

salut Éric

Plus loin, au sortir du Cheylard, en route vers Mézilhac, une autre agréable et touchante surprise. Un "salut Éric" me fait me retourner sur Adrien. Le temps de le saluer et d'échanger quelques mots, et sa longue silhouette affûtée étire le paquet qui reste au chaud dans sa roue. Le gaillard fait un long bout droit sans demander un relais. Il est visiblement costaud et généreux dans l'effort. Bientôt, je le perds de vue.

Le ravitaillement au col de Mézilhac (1119 m)

Je dois tenir mon engagement

Je rejoins mon frère Jean-Paul à Mézilhac. Lui, il aurait pu filer avec les meilleurs et obtenir une place reflétant son niveau.... Il m'a attendu, et il en sera ainsi pour toutes les autres ascensions. Barricaude me parait bien se franchir, et pourtant je ne parviens pas à être dans une allure correcte. Impossible de garder le contact avec tous ceux qui me dépassent. Le moral fléchit et mes idées s'embrouillent : " au Gerbier de Jonc, je mets clignotant à droite et me rabats sur l'Ardéchoise ". Quelques hectomètres avant la bascule, je me ressaisis et me dit que je dois tenir mon engagement. Laisser le " grand frère " alors qu'il m'a attendu et trainé partout où c'était possible, ça ne se fait pas. Je sais pourtant les parties ventées qui nous attendent sur le plateau du Gerbier, les faux plats où le braquet n'est jamais le bon, les montagnes russes avant d'atteindre St Clément. A la Chapellle-sous-Chanéac qui annonce le col de l'Ardéchoise, je retrouve un peu de mordant. A ce moment de l'épreuve, il est la dernière grosse difficulté. Enfin, c'est ce dont je me rappelle de mes précédentes expériences. Si le col de l'Ardéchoise reste en effet un joli morceau, j'avais oublié que la remontée sur Saint-Agrève était longue de 15 km. Oh pas des pourcentages vertigineux, mais de ceux qui exigent de savoir enrouler un développement assez gros, en puissance plutôt qu'en souplesse... A St-Agrève, je suis mort ! Un arrêt au " ravit'eau " s'impose, histoire de ne manquer de rien pour la suite. Nous sommes parmi les derniers et les bénévoles commencent à plier les stands.

  

  

J'ai mal de partout

Le passage à Lalouvesc sonne un peu une libération même si j'ai mal de partout, des bras aux fesses autant qu'au moral. Calé dans la roue de Jean-Paul qui d'un œil bienveillant veille à ne pas me larguer au moindre coup de vent ou relance, rallier le col du Buisson me parait interminable. Quand nous y parvenons, il faut alors jeter les derniers watts disponibles dans cette descente ultime vers St-Félicien. Le bip final fait plaisir à entendre. 12 heures 19 minutes et 13 secondes... Le brevet d'or est néanmoins sauvé !

 

Sur l'aire de restauration, la remise des récompenses touche à sa fin alors que nous dégustons les ravioles de notre plateau repas.

Ce fût dur. Mais la satisfaction belle d'avoir terminé. 


 

 

 

 

 

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